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Comment investir dans le vin

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article de monargent.be

1. Intéressez-vous uniquement à des vins présentant des potentiels de garde et de bonification élevés.

2. Achetez de grands vins de grandes années.

Les grands Bordeaux sont le marché de l’investissement par excellence. Lors des grandes années (1982, 1989, 1990, 2000), comptez un prix d’achat supérieur, mais les hausses seront en principe à l’avenant. Il existe également une étroite corrélation entre d’une part le prix et le potentiel de hausse et d’autre part, les cotes décernées par les grands gourous du vin (Parker, Tanzer, Wine Spectator).

Mais prenez garde. Avec la médiatisation croissante et la mondialisation, certains châteaux placent la barre tellement haut pour les prix des vins en primeur, que les plus-values futures sont déjà escomptées dans le prix. Celui qui a acheté l’année exceptionnelle 2005 possède à présent des vins fantastiques. Et ceux qui ont réalisé en dix ans un bénéfice sur une bouteille Ausone 2005 achetée 1.000 euros sont rares. Les personnes qui, lors de cette année exceptionnelle, se sont concentées sur les bonnes affaires (quatrièmes ou cinquièmes crus classés, ou crus bourgeois dont les prix oscillent entre 25 et 50 euros) boiront assurément de délicieux vins dans les 10 ans. Pourront-elles pour autant les vendre à un prix plus élevé? Ici aussi, le timing est esentiel.

Depuis des années, il est possible de réaliser de bons investissements dans quelques grands Bourgognes (Romanée Conti, Dugat-Py, Coche-Dury, Henri Jayer, Comte de Vogüe) et des grands noms d’Espagne et d’Italie (Sassicaia, Vega Sicilia). Le nombre de «vins d’investissement» se limite tout au plus à 50 dans le monde entier.

3. Achetez uniquement des bouteilles dont l’étiquette est en bon état.

Dans le cas contraire, il est probable que le vin soit oxydé. N’achetez jamais par téléphone. Souvent, vous aurez affaire à des vendeurs roublards sans scrupules qui vendent de la «piquette» à un prix exorbitant. Ne perdez pas de vue qu’il est plus facile de falsifier une étiquette de Petrus qu’un billet de 200 euros, et que cela rapporte beaucoup plus.

4. Ne dégustez que si vous êtes expérimenté.

Déguster pour vous assurer que le vin est bon ne sera judicieux que si vous avez l’expérience requise. L’estimation de l’évolution d’un vin ne peut être réalisée que par les spécialistes. Mieux vaut leur laisser les dégustations en primeur.

Les grands dégustateurs qui commercialisent leurs expériences – à l’instar de Robert Parker, Michel Bettane, Revue des Vins de France et Jean-Marc Quarin – peuvent être d’une aide précieuse. Parker, en particulier, en tant que grand gourou mondial du vin constitue une «self-fulfilling prophecy». S’il donne une cote élevée, le prix des vins grimpe parfois de manière exponentielle.

5. Conservez le vin dans de parfaites conditions.

C’est primordial. La température doit varier peu entre 10 et 16 degrés, 16 étant la limite supérieure pour faire parvenir vos vins à maturité de manière optimale et durable. Il faut aussi veiller à garantir une humidité élevée, d’au moins 60 ou 80%. Sinon, les bouchons s’assèchent et l’étanchéité n’est plus optimale, ce qui provoque automatiquement une oxydation. La cave doit être préservée des vibrations, de la lumière et des odeurs. Souvent, une bonne installation de climatisation s’imposera.

6. Achetez à prix raisonnables.

Pour réaliser une plus-value, il faut aussi avoir acheté le vin à un prix équitable auprès d’un intermédiaire professionnel. La Belgique compte un grand réseau de négociants en vins professionnels et compétents. Et les grandes surfaces, qui représentent 80% du vin vendu chez nous, sont elles aussi bien organisées.

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