Voici un commentaire de Marc Fiorentino qui regarde plutôt outre manche et Atlantique que du côté de la Grèce qui fait couler ebaucoup d’encre cette semaine sur la baisse de sa note par les agences de notations, ce pourrait être un premier pas vers la baisse du royaume-Unis et des Etats-unis dont les conséquences sur le marché boursier pourraient déclencher un mini krach.
Voici ce qu’en pense Marc Fiorentino
Je crois que les commentateurs se trompent tout simplement de cible et que les marchés eux ce sont focalisés sur la véritable inquiétude.
Si les marchés ont décrochés en début de semaine, de se rétablir un peu hier et encore un peu aujourd’hui, ce n’était pas pour la Grèce ou l’Espagne seulement, c’était pour une raison simple, on se dit que si les agences de notations ont franchi le pas pour ces pays, c’est quelles s’apprêtent à faire la même chose pour la Grande Bretagne et les Etats Unis car il n’y a aucune raison, il y a même une certaine injustice à ce que les agences de notations maintiennent la notation de la Grande Bretagne et des Etats Unis.
Le gouvernement Britannique n’a pris aucune mesure pour réduire la dette des déficits et c’est normal, on ne peut pas réduire la dette des déficits quand il n’y a pas de croissance, même de croissance très forte et ce ne sont pas les 500 millions de £ de taxations sur les bonus qui vont changer les grands équilibres.
On a d’ailleurs assisté hier à des ventes massives d’obligations de l’état Anglais, c’était d’ailleurs la plus grosse chute en un jour de l’année 2009, alors non, les agences de notations ont tout simplement… il faut…n’ayons pas peur des mots…il faut tout simplement dire la vérité, les agences de notations ont la TROUILLE, aucune ne veut prendre la responsabilité d’appuyer sur un bouton et que l’on puisse les accuser ensuite d’avoir déclenché une crise sans précédent.
Elles auraient du le faire depuis plusieurs semaines, elles n’ont pas le choix, alors elles s’observent, mais l’une d’elle va sûrement appuyer sur la gâchette.
Alors moi je pari sur Fitch qui est bien évidemment la plus petite donc c’est elle qui risque le moins et c’est surtout celle qui est la moins dépendante pour ces revenus des banques anglo-saxonnes alors ce n’est pas du coté de la Grèce ni de l’Espagne, il faut donc regarder du coté de la Grande Bretagne mais aussi du coté des états Américains dont une dizaine déjà de fait en cessation de paiement……
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Cela devrait également poser problème aux fonds normalement investis en titres A minimum.
Que deviendront les sicavs monétaires de cette catégorie lorsque les ventes massives d’obligations jointes à la hausse des taux des nouvelles émissions feront chuter les cours ?
Quid des fonds euro ?
si les agences de notations faisaient leur boulot, voilà longtemps qu’aucun pays ne serait plus noté A, et là très justement ça pose le problème de tous ces fonds exclusif en produits nobles, leur existence serait remise en cause, c’est pourquoi les agences de notation ne sont pas si indépendantes que cela
Merci Julien.
Au sujet des fonds euros, j’imagine que seule une forte hausse des taux poserait problème aux sociétés d’assurance, car ceux-ci devraient dépasser largement les 5% avant de conduire à des arbitrages vers les fonds Or ou à des retraits massifs.
Quelqu’un sait-il si les gérants de fonds obligataires A ou monétaires A ont la possibilité de conserver leus titres ayant perdu leur note A contre souscription à une assurance ?
du côté client, il est stipulé dans le contrat, que les produits sont forcément notés A, s’ils sont abaissés, le fonds doit arbitrer vers un autre actif noté A, ça c’est ce qui a dans le contrat, maintenant quid…surtout que le fonds de madoff était noté A pour simple rappel, une note n’est donc pas gage de sécurité de nos jours…