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La pierre valeur refuge est à l’origine de la crise financière
Voilà quelque chose de sensé que je lis sur challenge ce jour, revenir aux bases, arrêter la main invisible de l’Etat avec des lois qui font office de vitamines illusoires, un article de l’économiste Jean-Pierre Petit pour qui la notion de pierre valeur efuge est à l’origine même de la crise financière.
Il déclare la semaine passée dans Le Journal de Dimanche : « Le mythe d’une société de propriétaires ne répond à aucun optimum économique. En misant sur l’immobilier, on opte pour une économie de rente, donc inégalitaire. On favorise les seniors par rapport aux jeunes primo-accédants, hors cas d’héritage. Mais politiquement, les propriétaires sont réputés plus conservateurs, moins remuants. C’est typique d’une société vieillissante et décadente ».
En évoquant la nécessité de prix réels, il ajoute : « En 2009, les prix baisseront de 10 % environ, ce qui est modéré. Pour que le marché redémarre sereinement, il faudrait au minimum – 30 % sur plusieurs années. Je crains qu’il n’y ait pas d’opération vérité. Le vrai prix des biens immobiliers, c’est-à-dire obéré de tous ses frais, n’apparaît pas », et propose, pour sortir de cette situation de « développer l’offre en mettant le foncier de l’Etat sur le marché. Ensuite, il faut libéraliser les règles du foncier, comme l’octroi des permis de construire. Enfin, on doit arrêter de soutenir artificiellement les prix avec les bonus fiscaux annuels (loi Scellier, prêt à taux zéro, déductibilité des intérêts d’emprunt…) ».