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Les obligations islamiques pourraient bien tirer partie de l’aversion pour le risque
C’est en effet une question à se poser lorque l’on sait le côté amoral et non éthique que peut représenter le monde de la Finance aux yeux des épargnants Français, le bon moment justement pour les obligations islamiques de faire leur trou, elles reconnues comme plus éthiques.
Le Parlement français vient justement d’adopter une proposition de loi qui permettra aux entreprises d’émettre des obligations dites “sukuk” malgré l’opposition de la gauche.
Le texte présenté par la députée UMP Chantal Brunel a principalement pour objet de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises au crédit.
Les socialistes ont en effet vivement critiqué un amendement introduit par le Sénat et soutenu par le gouvernement qui propose de modifier le code civil pour permettre l’émission, sur la place de Paris, d’instruments financiers conformes aux principes de la finance islamique.
“On introduit le droit islamique dans le droit positif français”, a dit Henri Emmanuelli (PS). “Cela nous heurte profondément. C’est inacceptable. Vous faites n’importe quoi.”
Au delà du débat, les obligations sukuk ce sont des obligations adossées à un actif dit tangible, les investisseurs, à la différence d’un placement en obligations classiques ne toucheront pas d’intérêts par coupon annuel mais au contraire des coupons représentants une part des profits dégagés par l’actif tangible en question.
Pour le moment, aucune entreprise en Europe n’a émis d’obligations de type sukuk mais avec la ratification du texte de loi, cela ne devrait pas tarder surtout dans un moment précis où les entreprises ont besoin de nouveaux financements.
Une nouvelle alternative de placement pour les épargnants, à suivre.